Cartes Optimales d’Israël/Palestine

Introduction

Les cartes, tout comme les photos, peuvent contenir un grand nombre d’informations dans une seule image seulement : “Une image vaut mille mots”.

Cette collection de cartes et d’images satellites illustrent certains problèmes en Israël/Palestine. Cette collection fournit de brèves interprétations pour chaque image présentée, et pour plus d’informations, des liens vers des ressources supplémentaires de CJPMO sont fournis.

La plupart des récits répandus sur les enjeux clés du conflit Israélo/Palestinien ne correspondent pas aux faits réels. Ces cartes jouent un rôle important dans la transmission d’informations concrètes et dans la suppression de mythes sur la question.

CJPMO a la conviction que ces cartes représentent ces enjeux de manière optimale. 

Nous apprécions les commentaires et les suggestions de nos lecteurs. Contactez-nous au 438-380-5410 ou sur info@cjpme.org.

Histoire et géographie

Pour plus d’informations, consulter les ressources suivantes :

Israël et ses voisins

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Israël (centre de la carte, en jaune) est enclavé à l’ouest par la mer Méditerranée, au sud par l’Égypte (vert), à l’est par la Jordanie (rose) et par la Syrie (vert) et le Liban (gris foncé) au nord. Depuis juin 1967, Israël occupe les territoires palestiniens de la Cisjordanie, qui incluent Jérusalem-Est et la Bande de Gaza (tous deux en gris clair), ainsi que le plateau du Golan en Syrie.

Source de l’image : http://www.maps-of-the-world.net/maps/maps-of-asia/maps-of-israel/large-map-of-israel-and-Neighboring-States-1990.jpg

Les accords Sykes-Picot

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Les accords Sykes-Picot étaient des accords secrets entre la Grande-Bretagne et la France, prévoyant le partage de l’Empire ottoman entre les présumés vainqueurs de la Première guerre mondiale. La Grande-Bretagne a pris le contrôle de la Palestine, de la Jordanie et du sud de l’Irak (zones rouges et roses de la carte), alors que la France a pris le contrôle du sud de la Turquie, du nord de l’Irak, de la Syrie et du Liban (zones bleues et vertes).

Les accords Sykes-Picot représentent un point tournant dans les relations entre Arabes et Occidentaux. En effet, la Grande-Bretagne n’a pas tenu sa promesse, faite en échange du soutien arabe envers la Grande-Bretagne contre l’Empire Ottoman lors de la Première Guerre Mondiale, concernant la création d’un État indépendant arabe en Grande Syrie.

Après la guerre, la Société des Nations a officialisé les accords Sykes-Picot en accordant à la Grande-Bretagne et à la France des mandats pour gouverner les anciens territoires ottomans. L’Irak a obtenu son indépendance en 1932, alors que la Syrie, le Liban et la Jordanie l’ont obtenu en 1946. Cependant, la Palestine n’a pas obtenu son indépendance et en 1947, la Grande-Bretagne a annoncé son intention de renoncer au mandat palestinien afin de le rendre aux Nations Unies.

Source de l’image : https://www.jewishvirtuallibrary.org/map-of-the-sykes-picot-agreement-1916.

La colonisation juive avant 1948

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Les agents fonciers juifs, qui ont acheté des territoires pour la colonisation juive durant le mandat britannique, ont cherché de larges étendues de terres agricoles dans les plaines littorales fertiles, dans la vallée de Jezreel et dans la Galilée (zones en orange foncée). Selon une politique « Hebrew labour » (un idéal du mouvement sioniste qui affirme que les juifs ne devraient employer que des juifs), plusieurs fermiers palestiniens ont été chassés de ces terres, tandis que les marchands et commerçants palestiniens ont également perdu leur commerce.

Ces agents immobiliers ont stratégiquement installé les propriétés juives de façon étroite, au lieu de les éparpiller, afin de garantir une libre circulation et communication entre les habitants. Ces propriétés ont divisé la Palestine, isolant et coupant les communications entre ses trois principaux centres de population (Haïfa, Jaffa et Jérusalem), ce qui a été décisif durant la guerre de 1947-1948.

Comparez cette carte à la carte 5 pour voir les territoires déjà occupés par les forces juives avant le début de la guerre de mai 1948 avec les États arabes.

Source de l’image : http://www.palestineremembered.com/Acre/Maps/Story571.html

L’exode palestinien de 1948 (Nakba)

Pour plus d’informations, consultez les ressources de CJPMO suivantes :

Plan de partage de la Palestine

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L’Assemblée générale des Nations unies a désigné un comité spécial à la suite de la remise du mandat sur la Palestine par la Grande-Bretagne, afin d’apporter une solution au plan de partage de la Palestine. Après plusieurs recommandations, le comité a décidé d’établir deux États distincts : un État juif (zone bleue) et un État arabe (zone rouge). Ces deux États allaient être liés par une union économique, avec la région de Jérusalem et de Bethléem (zone jaune) sous gouvernance internationale. Notez que Jaffa, une ville à majorité arabe de 95 000 habitants et un port méditerranéen majeur devait faire partie de l’État arabe.

L’Assemblée générale des Nations unies a voté en faveur du plan de partage le 29 novembre 1947, avec 33 votes favorables, 13 contres et 10 abstentions. Il ne faut pas oublier que l’Assemblée générale de 1947 était très différente de celle d’aujourd’hui. En effet, elle était composée de 57 États membres, comprenant les Alliés de la Seconde Guerre Mondiale, les États du Commonwealth ainsi que les républiques de l’Amérique latine. De plus, il n’y avait que 9 États membre asiatique et 3 États africains.

Source de l’image : http://www.mfa.gov.il/MFA/AboutIsrael/Maps/Pages/1947%20UN%20Partition%20Plan.aspx

Guerre Civile

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Cette carte montre (en orange) l’extension de l’occupation du territoire palestinien par les milices juives avant le début de la guerre entre les pays arabes. Comparez cette carte à la carte numéro 3 pour voir l’étendue du territoire saisi.

Le récit le plus répandu et accepté est que, lorsque le mandat britannique s’est terminé le 15 mai 1948, les États arabes voisins ont immédiatement lancé une invasion sur le nouvel État d’Israël. Israël a gagné cette guerre, et en est sortie avec plus de territoires que ceux déterminés par le plan de partage des Nations unies en 1947.

En réalité, il y a eu deux guerres en Palestine en 1947 et en 1948 : une guerre civile, en novembre 1947, entre les milices juives et la résistance palestinienne au sein de la Palestine mandataire ; ainsi qu’une guerre conventionnelle, qui a débuté en mai 1948, entre l’armée israélienne et les forces armées des États arabes voisins.

Le 30 novembre 1947, les milices juives se sont mobilisées et la guerre civile a éclaté au sein de la Palestine mandataire  le lendemain du vote de partage de l’ONU. Au moment où la guerre éclatait avec les États arabes voisins en mai 1948, les forces juives avaient déjà forcé les Palestiniens à quitter les grands centres urbains de Jaffa, Haïfa et Safed et près de 300 000 des 750 000 réfugiés palestiniens avaient déjà été expulsés ou avaient fui pour sauver leur vie.

Source de l’image : http://www.historynet.com/lashing-back-israel-1947-1948-civil-war.htm

Réfugiés

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Sur les 950 000 Palestiniens qui vivaient sur le territoire qu’est devenu Israël, 750 000 sont devenus réfugiés et 50 000 ont été déplacés à l’intérieur du pays suite aux guerres de 1947-1948. Cette carte indique le nombre de réfugiés palestiniens en exil, ainsi que les itinéraires empruntés lorsqu’ils ont été expulsés. Aujourd’hui, la grande majorité des réfugiés palestiniens vit à moins de 100 km de leur ancien foyer.

Cette carte montre le nombre de réfugiés ruraux (« R ») ainsi qu’urbains (« U ») qui ont été expulsés de chaque région palestinienne. Veuillez noter le nombre de réfugiés provenant des larges zones urbaines de Haïfa, Jaffa, al-Ramla et Jérusalem. Contrairement à ce que l’on croit, les Palestiniens n’étaient pas tous des paysans. Par exemple, la ville de Jaffa (avec une population de 95 000 habitants) était un centre commercial, industriel et financier majeur ainsi qu’un port méditerranéen qui comprenait 47 écoles et 14 journaux, avec des lecteurs nationaux et internationaux.

Source de l’image : http://www.palestineremembered.com/Acre/Maps/Story578.html

Villages détruits

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Des 600 villes et villages palestiniens envahis par les forces juives et israéliennes lors de la guerre de 1947-1948, plus de 400 (points noirs sur la carte) ont étaient complétement détruits ou rendus inhabitable. En ce qui concerne le reste du territoire, les communautés palestiniennes ont été repeuplées par des immigrés juifs en plus d’être renommées.

Sur les 950 000 Palestiniens qui vivaient sur le territoire qu’est devenu Israël, 750 000 sont devenus réfugiés et 50 000 ont été déplacés à l’intérieur du pays. Tout comme les réfugiés, ces « absents-présents » n’ont jamais été autorisés à revenir chez eux.

Source de l’image : http://www.passia.org/maps/view/18

Dépossession

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Carte 1: Après la Seconde Guerre mondiale, les juifs possèdent environ 6% des terres en Israël-Palestine, contre 94% pour les Palestiniens.

Carte 2: An 1947, le plan de partage de l’ONU alloue 53% des terres à un État à majorité juive et 47% à un État à majorité palestinienne. Les juifs ne représentent alors que 33% de la population d’Israël-Palestine. Les États occidentaux appuient le Plan, tandis que la plupart des pays asiatiques et africains votent contre.

Carte 3 : Après avoir défait ses opposants lors du conflit armé de 1948, Israël saisit plusieurs terres destinées à l’État à majorité palestinienne. Entre 1947 et 1949, au moins 700 000 Palestiniens deviennent refugiés. À ce jour, Israël leur refuse toujours le droit de retour. En 1967, Israël envahit la Cisjordanie et Gaza, et exerce depuis lors un contrôle militaire sur ces territoires.

Carte 4 : En vertu de son occupation militaire de la Cisjordanie, Israël continue de confisquer des terres pour y établir des colonies et des routes à l’usage exclusif des juifs, ainsi que des zones de « sécurité » et un mur long de 700km. Ainsi, Israël réussit à créer une soi-disant « matrice de contrôle » pour séparer les Palestiniens de leurs écoles, de leurs services de santé et des collectivités palestiniennes voisines.

Source de l’image et du texte : https://fr-cjpme.nationbuilder.com/understanding_bds

L’Occupation 

Pour plus d’informations, consultez les ressources CJPMO suivantes :

  • Colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés :

 https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_076

  • La colonisation Israélienne de Jérusalem-Est :

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_078

  • Le mouvement d’opposition aux colonies israéliennes

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_158

  • Les produits issus des colonies et les entreprises à boycotter

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_157

  • Aperçu des documents palestiniens

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_108

  • La campagne de boycottage d’Israël de CJPMO

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_096

  • Prise de position : le Canada, les colonies israéliennes et la paix au Moyen-Orient

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/pp_30

Le plan Allon

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Le cabinet du ministre israélien Yigal Allon a présenté ce plan pour les territoires palestiniens occupés le 26 juillet 1967 - soit 6 semaines après l'invasion de la Cisjordanie par Israël dans la guerre de 1967. Le plan, qui proposait d’annexer de vastes zones de la Cisjordanie (indiquées en gris sur la carte), y compris la vallée du Jourdain, a défini l’entreprise israélienne de colonisation, officielle depuis lors.

Notez la similitude entre le territoire qu'Allon a proposé qu’Israël annexe en 1967 et le territoire désigné pour le contrôle exclusif d'Israël par les accords d'Oslo 25 ans plus tard (voir la carte n ° 10).

Le plan Allon démontre que, dès le début, Israël avait l'intention de conserver une grande partie de la Cisjordanie - contrairement au mythe selon lequel elle serait tombée involontairement dans l'entreprise d'occupation et de colonisation.

Source de l’image : https://israeled.org/resources/documents/the-alon-plan/

 

Les faits basiques de l’Occupation

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Les accords d'Oslo de 1993 ont créé une matrice vertigineuse de zones géographiques de contrôle dans les territoires palestiniens occupés: la zone A (indiquée en brun sur la carte), nominalement sous contrôle palestinien exclusif; Zone B (jaune) sous contrôle israélien / palestinien; et la zone C (bleu clair) sous contrôle israélien exclusif.

Les négociateurs palestiniens ont vu dans ces zones une zone de transition du contrôle israélien à un contrôle palestinien indépendant - le territoire sous contrôle israélien exclusif dans la zone C serait progressivement transféré sous contrôle palestinien partiel dans la zone B, puis finalement sous contrôle palestinien exclusif dans la zone A. Mais si on compare cette carte à la carte #9, on voit que la zone C des Accords d’Oslo, qui couvre 60% de la Cisjordanie, correspond étroitement à la zone qu’Israël avait proposé d’annexer dès le début de l’occupation, 25 ans plus tôt. Il semblerait que la vision d’Israël ait toujours été de garder au moins autant.

Israël utilise les pouvoirs de «contrôle civil» qu’elle prétend posséder en vertu des Accords d’Oslo pour imposer des règles de planification et de développement dans la zone C, qui entraînent des expropriations et des démolitions massives de propriétés palestiniennes.

Source de l’image : http://www.israeltoday.nl/NewsItem/tabid/381/nid/31764/language/nl-NL/Default.aspx

Colonisations illégales

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La colonisation de la Cisjordanie par Israël est montrée en bleu sur la carte. Les colonies israéliennes connaissant une croissance plus forte sont présentées dans des tons plus foncés. La croissance de la population israélienne est renforcée dans le corridor d’occupation illégale entre la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain. Des chemins et motifs similaires à ceux du mandat britannique expliquent cette occupation illégale (voir carte numéro 3).

Source de l’image : https://www.merip.org/primer-palestine-israel-arab-israeli-conflict-new

 

La barrière de séparation israélienne

 

Mur de château ou de prison?

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Conçue de manière ostensible tel un bouclier qui empêche les Palestiniens d'entrer, la barrière de séparation israélienne sert principalement à les enfermer dans une cage. Comme on peut le voir sur cette carte, la barrière de séparation (représentée en rouge, jaune et violet) et son régime limitent l’accès aux habitants et clôture les autoroutes (indiquées en vert) qui serpentent autour de Bethléem et des communautés voisines et les isolent. La barrière empêche toute possibilité de développement et crée des points de passage étroits que les forces israéliennes peuvent fermer à tout moment.

Source de l’image: http://cosmos.ucc.ie/cs1064/jabowen/IPSC/php/map.php?mid=164

 

Ville enclavée

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Qalqilya, une ville palestinienne de 50 000 habitants en Cisjordanie, est complètement entourée par la barrière de séparation israélienne, comme le montre cette photo prise depuis l’espace.

Il n’existe que trois voies d’entrée ou de sortie de Qalqilya: 1) une base militaire israélienne et un point de contrôle au goulot de la bouteille renfermant la ville (à droite sur la photo); 2) un terminal frontalier, visible en haut de la photo, près de la base de la bouteille, utilisé par les travailleurs journaliers et les autres Palestiniens autorisés à travailler en Israël; et 3) une route « Fabric-of-life », vu au bas de la photo.

Les forces israéliennes peuvent fermer ces entrées et fermer la ville à tout moment. Lorsque cela se produit, les produits ne peuvent pas être commercialisés, les étudiants et les enseignants ne peuvent pas aller à l’école et les travailleurs ne peuvent pas se rendre dans les usines ou les bureaux. L'économie est entravée, la vie sociale est perturbée et la ville et l'arrière-pays se flétrissent.

Les routes « Fabric-of-life » sont des projets d’infrastructure financés par la communauté internationale et conçus pour atténuer l’effet dévastateur de la barrière de séparation israélienne et du régime de points de contrôle associé sur l’économie et la vie sociale palestiniennes.

Source de l’image : Google Earth, https://www.google.com/earth/.

Barrière à l’Est

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Nombreux seraient surpris de savoir qu’Israël a l’intention de construire une barrière à l’est, en plus du mur de séparation, en Cisjordanie, ce qui enclavera définitivement les citoyens palestiniens.

Source de l’image : http://forums.sherdog.com/threads/arab-israeli-conflict-part-1.3429825/page-30

Apartheid à Hébron

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Une série de colonies israéliennes (les zones bleues sur cette carte), reliées par des corridors fermés aux Palestiniens (les zones violettes), traversent le cœur d’Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie. À Hébron, l'occupation se trouve sous sa forme la plus concentrée et la plus brutale.

Le même schéma de séparation et d'isolement des centres palestiniens qui caractérisait l'entreprise de colonisation pendant la période du mandat britannique (voir la carte n ° 3) et qui se poursuit aujourd'hui dans toute la Cisjordanie (voir la carte n ° 11) est présenté ici en microcosme.

Source de l’image : https://www.btselem.org/publications/summaries/200705_hebron

Ambitions territoriales

Pour plus d’informations, veuillez consulter la ressource CJPMO suivante :

  • Solutions de rechange à l’option des deux États : une perspective réaliste

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_093

Cisjordanie- Gaza

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Cette carte, publiée par la compagnie nationale israélienne des eaux, Mekorot, montre qu’Israël a complètement intégré la Cisjordanie ainsi que le plateau du Golan dans son système d’eau national. Israël n’a jamais inclus Gaza (vu en bas à gauche de la carte) dans le système, malgré  la présence de ses colonies illégales pendant 35 ans.

Cette carte démontre clairement qu’Israël n’a jamais voulu abandonner la Cisjordanie ou la vallée du Golan- ou garder Gaza.

Source de l’image : Israël National Water Co. (Mekorot)

https://waterscholar.files.wordpress.com/2015/01/ocr.jpg

La solution à deux États ?

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Est-ce la dernière version de « la solution à deux États » d’Israël? Selon cette carte, les deux États sont Israël, incluant, dans un premier temps, toute la Cisjordanie ainsi que le plateau du Golan (en vert sur la carte) et dans un second temps, Gaza (en mauve).

Conscient de l’attention internationale, les ministères israélien tels que celui des Affaires Étrangères et de Tourisme utilisent des cartes commerciales au lieu de prendre le risque de publier les leurs. Cependant, le site web officiel du gouvernement (notez le nom de domaine gov.il) du ministère de l’Éducation de la région sud, est apparemment moins prudent en ce qui concerne les vraies attentions d’Israël vis à vis du territoire.

Source de l’image : http://www.edu-negev.gov.il/td1997/mh98/map.htm

Ressources naturelles

Pour plus d’informations, consultez la ressource CJPMO suivante :

Ramallah est aussi pluvieux que Londres

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Sur cette carte, les nuances vert foncé indiquent plus de précipitations, tandis que les nuances rouges en indiquent moins. Ramallah en Palestine et Londres en Angleterre, reçoivent environ 600 mm de pluie par an. Personne ne songerait à dire que le climat de Londres est sec et que ses paysages sont desséchés. Mais alors que la Cisjordanie reçoit la même quantité de pluie, Israël a privé les Palestiniens d'une grande partie de leurs ressources en eau. Les ordres militaires émis immédiatement après l'occupation de 1967 ont déclaré que toutes les ressources en eau étaient la propriété de l'État israélien, empêchant les Palestiniens de développer leurs ressources en eaux souterraines et les privant de leurs droits riverains sur le Jourdain.

Israël exploite plus de 80% du rendement annuel des bassins d'eaux souterraines de Cisjordanie. La consommation d'eau par les Palestiniens de Cisjordanie est de 73 litres par jour et par personne, contre 300 pour les Israéliens. C'est bien en dessous du minimum de 100 litres par jour et par personne qui a été fixé par l'Organisation mondiale de la santé.

Ce qui se passe avec l’eau est emblématique de l’exploitation par Israël de nombreuses ressources naturelles dans les territoires palestiniens occupés.

Source de l’image : http://proxy.arij.org/sefs/images/maps/environment/average-annual-rainfall.png

Une sècheresse créée par l’Homme

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Même sans les légères lignes grises indiquant leurs limites, on peut clairement distinguer la Cisjordanie et la bande de Gaza sur cette image satellite de la NASA. Privés de ressources en eau, les territoires palestiniens sont assoiffés par rapport aux champs verts bien irrigués d’Israël.

Source de l’image : la NASA, cité sur http://www.maps-of-the-world.net/maps/maps-of-asia/maps-of-israel/large-satellite-map-of-israel.jpg

Colonel Hadfield dans l’espace

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L’astronaute canadien Chris Hadfield a observé la frontière égyptienne lorsqu’il a posté un tweet de la station spatiale internationale, mais, comme l’ont remarqué ses abonnés, il a manqué de montrer la frontière entre la bande de Gaza et Israël dans la photo, sachant qu’elle est également visible. Gaza est aride. Israël est bien irrigué.

Le siège de Gaza

Pour plus d’informations, consultez le site CJPMO :

  • L’industrie de la pêche à Gaza :

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_174

  • Regard d’enfant sur Gaza : une exposition de dessins d’enfants de Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_144

  • Les impacts psychologiques de la guerre sur les enfants de Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_149

  • Le tribunal Russell sur la Palestine

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_142

  • Bateau canadien pour Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_126

  • Israël a-t-il relâché son blocus illégal de Gaza?

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_107

  • Rapport du CDH sur l’attaque d’Israël contre la flottille d’aide pour Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_100

  • Le blocus de Gaza de 2007 à 2010

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_088

  • L’illégalité du blocus de Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_087

  • Utilisation d’armes illégales par les israéliens lors de l’agression contre Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_067

  • Prise de position : Le Canada et Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/pp_35

  • Prise de position : Le Canada, Israël et le blocus de Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/pp_22

  • Prise de position : Le Canada et l’attaque contre la flottille d’aide pour Gaza

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/pp_21

  • Le Hamas

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_185

Zones interdites

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En vertu des accords d'Oslo, Gaza a droit à une zone de pêche de 20 milles marins. Israël a arbitrairement réduit cette limite à 3 à 6 milles marins, ce qui varie à volonté. Israël applique également une zone interdite de 500 mètres de large (en rouge sur cette carte) et une «zone à haut risque» de 500 mètres de large (en orange) à l'intérieur de la barrière construite autour de Gaza.

Les civils qui entrent dans ces zones interdites risquent de se faire tirer dessus par les forces israéliennes. Beaucoup ont été tués par des tireurs isolés israéliens lors des manifestations de la Grande Marche du Retour en 2018.

Entre autres choses, les restrictions imposées par Israël privent Gaza d’une partie importante de ses terres agricoles et de ses zones de pêche propices à la survie.

Source de l’image : https://www.ochaopt.org/content/between-fence-and-hard-place

 

Inapte à la consommation humaine

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Plus de 99% de l’eau de Gaza est impropre à la consommation humaine. Un critère de la qualité de l'eau est son niveau de chlorure (salinité). Ces cartes montrent les niveaux de chlorure dans l’eau de Gaza en 2000 et 2010, ainsi que les niveaux prévus pour 2020. Les teintes plus foncées de vert et de rouge indiquent des niveaux plus élevés de chlorure.

La norme internationale pour la teneur maximale en chlorure dans l'eau de boisson est de 250 mg / litre - la plus légère des nuances de vert sur les deux premières cartes. Toute l’eau à Gaza dépasse cette limite. L'eau des zones rouges sur les cartes contient plus de 1500 mg de chlorure par litre (6 fois la limite maximale), tandis que les zones brunes dépassent 5 000 mg / litre (20 fois la limite maximale).

Source de l’image : https://www.humanitarianresponse.info/system/files/documents/files/PWA%20-%20CSO-G%20updated%20Final.pdf

Hamas a gagné une élection et non pas un coup d’état

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Les élections générales de janvier 2006 en Palestine ont été déclarées libres et équitables par les observateurs internationaux et largement saluées par l’Occident - c’est-à-dire jusqu’à ce que les résultats du vote révèlent que le Hamas, et non le parti favorisé du Fatah, a prévalu.

Le Hamas (le parti «Change and Reform», représenté en vert sur cette carte) a remporté la majorité non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Le Hamas a remporté un plus grand pourcentage du vote populaire en Palestine (44%) que le parti conservateur du Canada (36%) lorsqu'il a remporté les élections générales dans ce pays plus tard le même mois.

Le Hamas n'a jamais été autorisé à gouverner. À Jérusalem-Est et en Cisjordanie, Israël a arrêté plus de 50 membres du Parlement du Hamas, y compris le Président. Plusieurs pays, dont le Canada, ont rompu leurs relations avec les Palestiniens.

Le Fatah a également refusé d'accepter sa défaite aux urnes. En 2007, les forces armées du Fatah ont tenté, sans succès, de renverser le reste du gouvernement du Hamas, qui était resté à Gaza.

Le Hamas n’a pas organisé de coup d’État à Gaza, comme le décrivent les médias. Il en est sorti victorieux.

Source de l’image : http://www.wikiwand.com/en/Palestinian_legislative_election,_2006

Relations internationales

Pour plus d’informations, veuillez consulter les ressources CJPMO :

  • Démarches palestiniennes pour l’obtention du statut d’État

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_124

  • L’adhésion de la Palestine à l’UNESCO

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/fs_141

  • Prise de position : adhésion de la Palestine à l’ONU et « statut d’État » palestinien

https://fr-cjpme.nationbuilder.com/pp_27

Qui reconnaît l’État de la Palestine?

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A l’exception de l’Amérique du Nord et de l’Europe occidentale, la majorité des pays reconnaissent l’État de la Palestine.

Source de l’image : https://www.polgeonow.com/2013/05/who-recognizes-palestine-in-2013.html

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