Montréal, le 13 mai 2026 — Un nouveau rapport publié par l’organisation Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) tire la sonnette d’alarme quant aux activités d’influence illicites du gouvernement israélien, qui a recouru à la tromperie et à des opérations secrètes pour s’immiscer dans les affaires publiques canadiennes. Intitulé « L'influence étrangère, l'ingérence et la répression transnationale d'Israël au Canada », ce rapport examine également les mesures répressives prises par Israël à l’encontre de ses détracteurs hors de ses frontières, notamment en plaidant pour des restrictions des droits démocratiques des Canadiens. Le rapport exhorte le Canada à reconnaître Israël comme un acteur menaçant en matière d’ingérence étrangère et à tenir les acteurs malveillants responsables de leurs activités visant les Canadiens.
Cliquez ici pour télécharger le rapport au format PDF
« Jusqu’à présent, les débats publics au Canada sur l’influence étrangère ont manifestement exclu toute discussion concernant Israël, malgré les preuves documentées de ses pratiques d’influence clandestine, de tromperie et de désinformation raciste », a déclaré Michael Bueckert, vice-président de CJPMO et auteur principal du rapport. « Le Canada doit enfin reconnaître Israël comme un acteur menaçant, mettre fin à ce double standard et prendre des mesures pour contrer ses agissements illégitimes à l’intérieur de nos frontières. »
Le rapport met en évidence plusieurs exemples signalés d’ingérence étrangère au Canada, dans lesquels Israël a tenté d’influencer de manière secrète et trompeuse des décisions ou des résultats. À de nombreuses reprises, l’État israélien a engagé des particuliers ou des entreprises canadiennes comme intermédiaires afin de dissimuler son rôle dans ces activités d’influence. En voici quelques exemples :
- Financement secret de sondages d’opinion visant à manipuler l’opinion publique canadienne sur le génocide perpétré par Israël à Gaza.
- Le financement secret de voyages de propagande en Israël pour des politiciens et des journalistes canadiens.
- La propagation secrète de désinformation raciste anti-palestinienne et anti-musulmane, à l’aide d’organisations de façade fabriquées de toutes pièces et de comptes de réseaux sociaux basés sur l’intelligence artificielle.
Le rapport examine également les activités de répression transnationale menées par Israël, qui consistent à cibler des détracteurs situés hors de ses frontières, souvent issus de communautés ethniques ou culturelles spécifiques, par le biais de la surveillance, de la coercition, du harcèlement, de l’intimidation ou de la violence. Parmi les exemples cités dans le rapport, on peut citer :
- Le plaidoyer en faveur de restrictions des droits démocratiques des Canadiens.
- La surveillance, le profilage et le doxxing de Canadiens engagés dans le mouvement de solidarité avec la Palestine.
- Le risque lié à l’utilisation de logiciels espions israéliens pour cibler des militants au Canada, tels qu’ils sont déployés par divers régimes et même par les services de police canadiens.
« Les autorités canadiennes disposent de nombreux outils pour lutter contre l’ingérence étrangère, allant de l’expulsion de diplomates à des sanctions à l’encontre de ceux qui diffusent de la désinformation. Le Canada doit appliquer ces outils à Israël comme il le ferait avec tout autre pays reconnu coupable de se livrer à ces activités », a déclaré Yara Shoufani, présidente de CJPMO.
