CJPMO condamne la discrimination anti-palestinienne à l’UT

uotf.pngMontréal, le 23 septembre 2020 – Les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) sont alarmés par les récentes actions de la faculté de droit de l’université de Toronto qui s’apparentent à une censure des études critiques sur Israël. L’université a été largement critiquée pour avoir prétendument annulé une offre d’emploi à la professeur des droits de la personne Valentina Azarova après qu’un juge siégeant à la Cour canadienne de l’impôt – et un donateur important de la faculté – se soit plaint des recherches d’Azarova sur l’occupation israélienne de la Palestine. Selon le Globe and Mail, le juge qui est intervenu est le juge David Spiro, un ancien membre du conseil d’administration du Centre consultatif des relations juives et israéliennes. Le poste qui a été refusé à Azarova était celui de directrice du programme international des droits de la personne de la faculté de droit (IHRP).

« Il est totalement inacceptable que l’université de Toronto se soumette à des pressions extérieures et punisse une chercheuse pour son travail sur la Palestine », a déclaré Michael Bueckert, vice-président de CJPMO. « Les actions de l’université auront pour conséquence de marginaliser et faire taire les voix palestiniennes au sein du milieu universitaire, et rendre ainsi beaucoup plus difficile le fait d’enquêter et de discuter des violations des droits de la personne des Palestiniens par Israël. Il s’agit là de racisme et de discrimination à l’encontre des Palestiniens. »

CJPMO souligne qu’un tel comportement envoie le message que la recherche sur les violations des droits de la personne – lorsque ces violations sont commises par Israël, peut vous disqualifier pour poursuivre un travail plus large sur les droits de la personne dans le milieu académique. Ce scandale illustre bien ce que certains appellent « l’exception Palestinienne » à la liberté d’expression et à la liberté académique. Les universitaires qui mènent des recherches critiques à l’égard d’Israël se voient souvent refuser des opportunités pour des raisons politiques ou sont découragés de faire des recherches critiques en premier lieu. L’ingérence d’un juge externe dans cette affaire expose également le rôle des campagnes de lobbying pro-Israël dans la tentative de mettre un terme aux recherches et à l’activisme sur les récits palestiniens.

CJPMO soutient pleinement la « Déclaration sur la suppression de la parole concernant la Palestine et la faculté de droit de l’université de Toronto » qui a été signée par plus de 1000 avocats et intellectuels, et encourage les autres à la signer. CJPMO se fait l’écho des demandes de la déclaration : 1) que l’université de Toronto restaure l’offre d’emploi d’Azarova et présente ses excuses; 2) que le Conseil canadien de la magistrature enquête sur la conduite du juge qui s’est plaint de la nomination du Dr Azarova; et 3) que « toutes les institutions académiques et gouvernementales cesse de soumettre à la censure et à la pénalisation ceux qui défendent la justice pour les Palestiniens ».

À propos de CJPMO – Les Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient (CJPMO) est une organisation séculaire, sans but lucratif, regroupant des hommes et des femmes d’horizons divers qui oeuvrent pour que la paix et la justice renaissent au Moyen-Orient. Elle a pour vocation de responsabiliser les personnes d’influence à traiter les protagonistes avec équité et à favoriser l’essor durable et équilibré de la région.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Michael Bueckert, VP CJPMO: 613-315-7947 (mobile) ou michael.bueckert@cjpme.org (courriel).

 

Canadiens pour la Justice et Paix au Moyen-Orient

www.cjpme.org

Ce communiqué de presse peut être reproduit sans autorisation.

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