Le départ de Miranda Gallo

Dans un moment doux-amer pour CJPMO, nous disons au revoir à Miranda Gallo cette semaine, qui part pour obtenir une maîtrise en droit international. Miranda a commencé avec CJPMO en tant que stagiaire en 2016, et s’est par la suite joint à l’équipe de CJPMO en tant que coordonnatrice de campagne en 2017. Miranda a fait un travail extraordinaire durant son mandat à CJPMO, en particulier par sa contribution à nos campagnes, son militantisme politique et son travail sur les médias sociaux. 


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Left: Miranda with Tom at the Library of Parliament, following MP meetings.  Centre: Miranda recording a video in front of CJPME's green-screen "studio."  Centre: Miranda poses for a picture with one of CJPME's campaign banners.

Le départ de Miranda fait partie des défis auxquels nous faisons face dans la défense des droits des Palestiniens au Canada, étant donné que nous ne sommes pas en mesure d’offrir des options de carrière aux jeunes personnes prometteuses et passionnées. En dessous du message d’au revoir de Miranda, nous avons inclus un entretien que j’ai fait en décembre au sujet de notre vision, et des défis auxquels nous faisons face en tant qu’organisation.

En l’honneur du travail et de l’engagement de Miranda envers CJPMO et envers les droits des Palestiniens, je voulais lui donner la chance de parler à nos nombreux partisans. – Tom, président de CJPMO


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Left: Global News broadcast Miranda during one of CJPME's press conferences on Parliament Hill.  Right: Miranda with friends at a demonstration for Palestinian rights in downtown Montreal.

Le message de Miranda:

« Je veux prendre cette opportunité pour remercier Tom et le reste de l’équipe CJPMO pour une expérience très enrichissante qui m’a aidée à canaliser mes passions et à m’épanouir professionnellement de nombreuses façons.

Je garderai toujours de très bons souvenirs de mes nombreux voyages sur la colline parlementaire avec CJPMO, de mes rencontres avec des députés, faisant appel à leur bonne volonté pour défendre les droits humains des Palestiniens. Je suis également extrêmement reconnaissante pour toutes les relations qui ont été cultivées à CJPMO. Je suis honorée d’avoir eu l’opportunité de rencontrer autant de personnes qui luttent pour un monde meilleur à travers CJPMO.


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Left: Miranda ran for the NDP in the October, 2019 elections, and was visiously attacked by B'nai Brith for her support for BDS.  Right: Miranda was a key part of CJPME's campaign to oppose Islamophobia in Canada.

CJPMO a été instrumental à mon développement et à ma croissance en tant que jeune progressiste. CJPMO m’a permis de rencontrer et d’influencer les décideurs canadiens et d’éduquer les Canadiens dans leur ensemble sur les enjeux critiques du Moyen-Orient. Je crois fermement que ce n’est que grâce à des institutions professionnelles et visionnaires comme CJPMO que nous serons en mesure de voir de vrais changements dans la politique canadienne.

Merci à tous les membres de la famille CJPMO pour m’avoir encouragée et soutenue dans les nombreux hauts et bas du travail difficile mais gratifiant qu’est la défense des droits humains des Palestiniens au Canada. »

Miranda Gallo


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Left: Miranda was the star in many of CJPME's popular videos which challenged the government to do better.  Right: Miranda (at left) with interns for the "Palestine on the Hill" day in Ottawa.


Entretien avec le président de CJPMO à propos de la vision de l'organisation

Tel que mentionné plus haut, voici un entretien avec le président de CJPMO, Thomas Woodley, datant du mois dernier. Il y est question des origines, de la vision et des défis de CJPMO. Veuillez nous envoyer un courriel à info@cjpme.org pour toute question ou commentaire - nous sommes toujours heureux d’avoir des nouvelles de nos partisans.

Qu’est ce qui vous a amené à lancer CJPMO ?
Au début des années 2000, beaucoup d’entre nous ont été horrifiés par la réaction brutale d’Israël à la deuxième Intifada. Une histoire en particulier – celle d’un Palestinien paraplégique dans un fauteuil roulant écrasé par un bulldozer israélien – nous avais profondément indignés. Certains d’entre nous voulait en faire plus pour défendre les droits des Palestiniens au Canada, mais nous avons réalisé qu’aucune autre organisation ne contactait les politiciens canadiens de manière cohérente et professionnelle.

Quelles sont les valeurs de CJPMO ?
Dès le départ, nous voulions que CJPMO permette aux Canadiens de se faire entendre. Les gens sont enthousiastes et s’impliquent lorsqu’ils sentent qu’ils ont une voix. C’est pour cela que nos campagnes mettent l’accent sur la possibilité pour les gens d’écrire à leurs politiciens ou de les rencontrer, d’écrire aux médias, d’organiser une exposition, etc. C’est important de montrer qu’un grand nombre de Canadiens et de Canadiennes sont préoccupés par nos enjeux et que nous sommes aussi la seule organisation qui travaille aussi bien en anglais qu’en français.

Ensuite, nous essayons également d’être une organisation qui accueille et implique des « Canadiens de tous les horizons », qu’ils soient Arabes, Français, Anglais, ou autre.

Qu’y a-t-il d’autre de spécial chez CJPMO ?
Je crois que CJPMO apporte une crédibilité et une cohérence que l’on voit rarement dans la défense des droits des Palestiniens. Je pense aussi que CJPMO est unique dans son habileté à faire à la fois du travail communautaire que du travail politique professionnel. Par exemple, nous pouvons nous organiser localement, mais nous publions également des fiches d’informations et des prises de positions rigoureuses que nous présentons aux politiciens et aux médias. Cela nous permet de travailler avec des groupes locaux et étudiants, et avec des universitaires et des acteurs importants comme Amnistie, Oxfam, et autres.

Qu’est ce qui vous a amené à devenir président de CJPMO ?
Lorsque nous avons réorganisé CJPMO en 2007, le conseil d’administration m’a offert la présidence. Le message du conseil était : « Tu es celui qui fait bouger les choses maintenant, et nous voulons que tu continues à faire avancer l’organisation. ». Je travaille extrêmement dur – souvent 80 heures par semaine. J’ai aussi un large éventail de compétences : je peux faire de la politique, de l’informatique, de l’administration, des finances, des graphiques, de l’organisation, gérer le site web et organiser des collectes de fonds.

Qu’est ce qui a fait la force de CJPMO au fil des ans ?
Je pense que nous avons survécu pendant 15 ans parce que nous avons été professionnels et intentionnels dès le départ. Nous n’avons pas été lancés par des jeunes idéalistes, mais par des gens – comme moi – qui étaient en milieu de carrière et qui avaient la passion, les compétences et l’engagement à long-terme pour créer une organisation durable. Cela signifiait qu’il fallait prendre les choses au sérieux dès le départ en ce qui concerne les règlements administratifs, le conseil d’administration, le plan stratégique, le budget, la reddition de comptes et la collecte de fonds. La « plaisir » dans notre travail c’est de rencontrer des gens et de nous exprimer, mais si une organisation n’est pas sérieuse en ce qui concerne la planification et l’administration, elle ne risque pas de survivre.

Qu’est ce qui sera perdu si CJPMO disparait ?
Premièrement, l’absence de notre voix pro-palestinienne sur la colline parlementaire sera vivement ressentie. De nombreux politiciens nous disent que CJPMO est l’organisation qui les sensibilise le plus régulièrement sur la question de la Palestine. Depuis 2004, nous envoyons des délégations sur la colline parlementaire pour présenter des arguments juridiques crédibles et factuels en faveur des droits des Palestiniens. Nous entretenons des relations avec les politiciens depuis 15 ans, et cela ne sera pas facile à remplacer.

De plus, notre habileté à lancer de larges campagnes sophistiquées pour les droits de la personne sera perdue. L’an dernier, notre campagne pour Gaza a mobilisé 20 000 Canadiens pour envoyer des courriels au premier ministre Trudeau – c’est une portée incroyable ! De telles campagnes efficaces sont possibles grâce au savoir-faire et à l’expérience politique et technique de CJPMO.

Quels sont les accomplissements qui vous rendent fier ?
Il y a tellement de choses à dire, mais je vais limiter ma réponse à trois éléments. Tout d’abord, je suis fier de l’impact que nous avons eu sur les élections d’octobre : notre travail a été cité à de nombreuses reprises durant ces élections. Deuxièmement, je suis ravi de la couverture médiatique que nous avons eue cette année. Nous avons fait participer Noura Erakat et Robert Fisk à certaines des plus grandes émissions des médias canadiens, et nous avons nous-mêmes été cités dans le Globe and Mail, CBC et dans d’autres journaux. Finalement, je pense que nos campagnes publiques ont été très efficaces : pour soutenir les candidats en difficultés durant les élections, promouvoir le BDS, et combattre l’islamophobie, entre autres.

Quel est le plus grand défi de CJPMO aujourd’hui ?
Que cela soit avec moi ou avec d’autres, le défi est l’épuisement du personnel. En tant qu’organisation, nous nous attaquons à certains des problèmes les plus épineux du monde; nous sommes constamment confrontés à de mauvaises nouvelles; et nous travaillons avec des politiciens têtus et fermés d’esprit. Et nous nous occupons de toute ces choses avec un budget dérisoire. Compte tenu de ces difficultés, les personnes les plus talentueuses ne voient pas d’avenir professionnel dans ce travail et se lancent dans d’autres domaines. Nous avons besoin que nos partisans comprennent l’importance de notre travail et les difficultés auxquelles nous sommes confrontées. Nous avons donc besoin de leur soutien financier pour continuer notre travail.

***

L’équipe de CJPMO travaille fort pour la défense des valeurs et des principes que nous chérissons tous, tant pour le Canada que pour le Moyen-Orient. Nous agissons au mieux de nos capacités, mais nous demeurons dépendants de votre aide pour la poursuite de nos objectifs.

Si vous n’avez jamais fais un don mensuel, envisageriez-vous d’en commencer un ? Pouvez-vous donner 20$/mois, 100$/mois ou plus ? Nous devons recueillir 5000$ de plus par mois pour être en mesure de relever nos défis actuels.

Merci infiniment !

Thomas Woodley

P.S : Nous encourageons nos donateurs à rester en contact, que cela soit avec des idées, des suggestions ou des commentaires. Sentez-vous libre de nous appeler et de nous parler de la situation décrite ci-dessous.

P.P.S : Nous avons envoyé un bulletin de 4 pages à nos membres le 4 décembre. Il contient une d'autres réalisations importantes de CJPMO. Veuillez cliquez-ici pour voir le bulletin au complet.

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